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"Du jeu de la vie au jeu de l'acteur" avec Norman Taylor
Observer les êtres humains dans leurs comportements, leurs actions et leurs gestes, donnent nourritures aux artistes de scène. Ce stage porte sur le mouvement physique comme base de tout ce que nous faisons et de tout ce que nous sommes. Avant de dire quoi que ce soit, l'être humain bouge et bouge dans le silence. Par la suite, il s'exprime par des mots et, quelque fois, par des paroles. Dans ce stage, nous explorons les mouvements naturels du corps pour explorer les jeux potentiels. Nous recherchons des actions pour analyser l'engagement du corps et l'accomplissement d'une action. Nous voyons les styles de jeu potentiels dans les actions. Il y a des textes à jouer et des textes à écrire. Nous allons créer des acteurs/créateurs. La méthode pédagogique comporte des cours de mouvements, des cours d'improvisation et des temps de création en petits groupes. Parcours de Norman Taylor |
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"Du texte à la scène" avec Mikaël Serre Le temps de création en petit groupe est essentiel afin de se rencontrer les uns les autres. Souvent à la merci de nos propres appréhensions, c’est le moment idéal pour confronter ses idées au collectif. C’est aussi et souvent le premier pas vers la création. Nous travaillerons sur des textes, petites nouvelles ou pièces courtes afin d’avoir un substrat narratif fort sur lequel on puisse prendre appui. Nous nous attacherons particulièrement à la construction dramatique et à son interprétation dans le cadre défini par l’œuvre choisie.
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"L'interprète créateur" avec Julie Bérès
Durant ce stage, chacun est invité à approfondir la conscience et la connaissance de ses outils en tant qu’interprète circassien : corps, voix, émotions, imaginaire, réflexion dramaturgique. Le travail part d’états émotionnels extrêmes, en appuyant sur des situations vécues, ou une histoire, ou encore une fiction (qui pourrait être déjà écrite ou bien inventée, imaginée) ou même d’un rêve. C’est de cette rencontre entre un imaginaire (le vôtre) et / ou une mémoire personnelle, que se tissera notre matière théâtrale. L’objectif vise à interroger l’interdépendance entre le corps et ces états émotionnels extrêmes, pour que chacun avec sa sensibilité parvienne à traduire, à transposer ses émotions, par l’engagement du corps, le jeu, la voix, et puisse développer le plus possible sa particularité. Que chacun devienne "auteur" de ses gestes, de ses actions, de ses silences et de son rapport a l’espace. Que chacun devienne créateur de son rôle. Pour explorer la posture de "l’interprète créateur", chaque étudiant doit choisir des matériaux intimes (textes, images, musiques, objets…) qui pourraient l’inspirer et produire une matière de jeu. L’exploration peut, pour ceux qui le souhaitent, se prolonger sur les agrès, à partir d’une routine qui permet de questionner l’interaction entre les états émotionnels et le corps : sont analysés les allers-retours entre corps, mouvements et émotions :comment le rythme déplace le sentiment, l’émotion, la pensée de l’interprète, et comment les émotions font également varier l’écriture dans la spécialité circassienne. Née en 1972, Julie Bérès est formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (Promotion 1997). En tant que comédienne, elle a rencontré Ariane Mouchkine et joue dans les mises en scène de Stuart Seide, Jacques Lassalle, Philippe Adrien, Jean-François Peyret, Jean-Yves Ruf, Marc Betton, Christophe Rauck, Charlie Windelschmidt… Elle fonde en 2001 la compagnie Les Cambrioleurs, qui réunit des créateurs issus de différentes disciplines (interprètes, vidéastes, plasticiens, circassiens, marionnettistes), désireux d’affirmer leurs propres langages et les croiser en une écriture scénique originale. Travaillant de plus en plus à partir de sources documentaires et d’expériences, elle revendique un art en prises avec les enjeux de société et développe un théâtre « suggestif », qui s’appuie autant sur le texte, que l’image ou la présence, et procède par digressions, métamorphoses et métaphores. Elle crée Poudre ! (2001) et e muet (2004) au Théâtre national de Chaillot, Ou le lapin me tuera au théâtre Paris Villette en 2003, On n’est pas seul dans sa peau (2006) à l’Espace des Arts, scène nationale de Chalon-sur-Saône. Elle devient artiste associée au Quartz- scène nationale de Brest où elle créée Sous les visages en 2008 et Notre besoin de consolation en 2010, repris tous deux au Théâtre de la Ville de Paris en 2009 et 2010. En janvier 2013, elle créera Lendemains de Fête à la MC2 de Grenoble. http://www.lescambrioleurs.fr/ |
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"Approche du langage clownesque" avec Juan Cocho
Le stage vise à approcher le travail théâtral par le biais du clown et du rire. Pour cela, nous abordons avec les étudiants de 1re année quelques éléments fondamentaux de ce langage et certains principes permettant de s’orienter dans un travail d’improvisation. Objectif : muscler et développer chez chacun les aptitudes au jeu. Avec les étudiants de 2e année, sur la base du stage déjà effectué l’année passée, nous continuons à pratiquer ce langage et prolongeons le travail vers l’écriture. Avec pour objectif d’écrire pour s’écrire, et faire émerger son propre univers. Parcours de Juan Cocho |
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"Dramaturgie de l'action" et "L'action de la narration" avec Jean-Pierre Baro
Je conçois la direction d'acteurs comme un accompagnement : il s'agit toujours d'emmener l'acteur vers sa subjectivité, son intimité. De l'aider à projeter cette intimité, cet endroit qui fait de lui un être unique, avec sa voix, son corps, sa présence particulière au monde... Le théâtre est le lieu de cette intimité retrouvée, offerte et partagée (par le jeu, l'écart, la fiction), peut-être finalement le lieu d'une vérité subjective. C'est dans cette perspective-là que le travail s'articule durant le stage. le travail se fait en commun sur une pièce du répertoire contemporain (à déterminer). Chacun doit prendre en charge et mettre en scène un passage, une scène, un moment de la pièce. Comédien et metteur en scène, formé à l’ERAC, il joue sous la direction de Jean-Pierre Vincent, Gildas Milin, Thomas Ostermeier, Didier Galas, David Lescot, Romain Bonnin, Enrico Stolzenburg, Gilbert Rouvière, Stéphanie Loïk, Lazare... Il dirige la compagnie Extime avec laquelle il met en scène l’Epreuve du feu de Magnus Dahlström (Friche de la Belle de Mai), L’Humiliante histoire de Lucien Petit de Jean-Pierre Baro (Odéon/Ateliers Berthier, Théâtre Nanterre Amandiers), Léonce et Léna/Chantier de Georg Büchner (Odéon/Ateliers Berthier), Je me donnerai à toi toute entière d’après Victor Hugo (Théâtre Antique de Vaison-la-Romaine), Ok, nous y sommes d’Adeline Olivier (Studio Théâtre du Vitry). En 2010-2011, il met en scène Ivanov {Ce qui reste dans vie…} d’après Tchekhov (CDN d’Orléans, Théâtre Monfort...), qui tourne en France en 2011-2012. Il participe en 2010 au « directors lab » au Lincoln Center de New York. En 2012 et 2013, il joue dans La liberté pour quoi faire ? Ou la proclamation aux imbéciles d’après Georges Bernanos, sous la direction de Jacques Allaire (Scène Nationale de Sète, Théâtre du Périscope à Nîmes...). En 2012, il est finaliste du programme "Mentor et Protégé" à l'initiative de la Fondation Rolex. Avec Extime Compagnie, il prépare la création de Woyzeck (Je n'arrive pas à pleurer), d'après Büchner, dont la création est prévue en janvier 2013 au CDN Orléans/ Loiret/Centre. http://www.extimecompagnie.com |
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"De l'improvisation à l'écriture plateau" avec Séverine Chavrier
Nous cherchons à développer des principes d'improvisation par le geste et/ou par la parole, qui permettent à chacun de s'autoriser une recherche personnelle, une exploration de ses intuitions, obsessions, attractions, passions. Donner ainsi des pistes d'improvisation, mais aussi des acquis de méthode. L'improvisation ne peut être un outil de travail fructueux et riche d'invention que si on en maîtrise les contraintes et les enjeux, le rythme et la nécessité. Parcours de (Séverine Chavrier) |