Il s'agit d'une préparation sensible au mouvement dansé. L'objectif du protocole proposé, inspirée par la somato-psychopédagogie issue de la faciathérapie, est de rentrer en contact avec l'espace intérieur du corps, c'est-à-dire : l'espace articulaire et l'espace qui se situe entre les structures des os, des muscles et de la peau. Cette préparation physique crée une ouverture de corps et d'esprit qui permet de s'immerger dans un état créatif axé sur la composition instantanée qui privilégie l’ouverture et l'écoute, moyens habiles fondamentaux absolument nécessaire à l'improvisation. L’atelier de composition instantanée est inspiré par plusieurs improvisateurs dont Julyan Hamilton, Soto Hoffmann, Kirstie Simpson et Andrew Morrish (qui sont parmi les grands explorateurs de l’improvisation). Ceux-ci ont créé des protocoles de préparation physique et mentale ainsi que des partitions ou « scores » qui éveillent notre réceptivité pour être dans une qualité de présence permettant l’improvisation pratique de « l’ici et maintenant », la capacité de se positionner dans l’instant, de faire des choix).
Parcours de Martha Rodezno
Danseuse/interprète dans plusieurs compagnies (Kitsou Dubois, Maïté Fossen, Jacques Patarozzi, Dominique Petit et Isabelle Dubouloz), après avoir été formée à l'école National de Danse du Salvador et à Paris. Intéressée par le processus d’improvisation, elle se forme auprès de Kirstie Simpson, Soto Hoffmann, Andrew Morrish et Julien Hamilton.
Chorégraphe et pédagogue (diplômée praticienne de la méthode Danis Bois, plus un D.U. en Art Thérapie et Mouvement). Au sein de la compagnie "Almasdream" elle présente plusieurs de ses créations en France et à l'étranger. Elle entame une démarche de recherche pour trouver des ponts et intégrer le mouvement sensoriel à la danse contemporaine, l'improvisation et la création. Par ailleurs elle poursuit un cheminement personnel à travers ses spectacles sur le thème de l'identité.
"Contact-improvisation" avec Patricia Kuypers
Ce que l'approche du Contact Improvisation peut apporter de spécifique à la pratique physique ne se résume pas à la forme extérieure connue de cette forme de danse en duo, où les partenaires se soutiennent mutuellement et jouent avec le déséquilibre entretenu de l'action de la gravité. Par-delà les exercices et l'étude des formes de base, il s'agit avant tout de développer une écoute du corps de l'autre et de ses impulsions à travers le toucher et le poids. Cultiver un état d'attention, une qualité de toucher, un affinement de la perception par la peau, les tissus, les masses corporelles qui permettent d'entendre le mouvement du partenaire même dans les situations où nous perdons le sens de l'orientation et les repères spatiaux.
Le Contact Improvisation est une pratique physique qui éveille un état de corps particulier, entre relâchement et extension, détente et vigilance, douceur et rapidité, une manière d'être dans son corps qui facilite le fonctionnement global de la sphère sensorielle, permettant d'appréhender avec justesse aussi bien ce que nous voyons que ce que nous ne voyons pas quand nous sommes en duo avec un ou plusieurs partenaires.
L'enseignement comprend globalement trois champs d'expériences qui s'entremêlent où sont proposés en alternance :
- une préparation technique en solo inspirée de "Material for the spine", l'approche de Steve Paxton, un ensemble de mouvements et un travail sur des sensations corporelles qui donnent des points d'appui très précis au travail d'exploration du mouvement ;
- la pratique de passages ou d'exercices simples à deux, où l'on découvre un chemin efficient dans lequel l'ensemble des éléments du contact sont activés et mis en jeu, poids, relâchement, tonus adaptatif, temps de la chute, non volonté,... ;
- l'exploration ouverte, à partir d'un état de corps ou d'un focus sensoriel, du "Contact Improvisation" dans sa dimension informelle et créative, dans l'oubli des techniques et des savoir faire, laisser le corps inventer sa partition en réponse à ce qu'il perçoit.
Parcours de Patricia Kuypers
Patricia Kuypers a découvert le Contact Improvisation en rencontrant Steve Paxton lors sa période de formation en danse, en 1985, ce qui l'a amenée à développer une démarche où l'être vivant, percevant, communicant, et son intelligence propre se trouvent au centre du processus artistique. La collaboration avec des artistes de différentes disciplines, danseurs, musiciens, plasticiens, éclairagistes, a été moteur pour la création de ses spectacles, en petites formations ou en « big band », affirmant et développant la spécificité de l'improvisation dansée. L'enseignement et la production de performances improvisées dans des lieux privilégiés qui favorisent la circulation entre création et formation, lui a permis de préserver une liberté du mode de création. Egalement active dans le domaine de l'édition et de l'écriture de et sur le mouvement, ce qu’elle fit notamment longtemps au sein de la revue Nouvelles de danse de Contredanse dont elle est fondatrice, Patricia Kuypers développe actuellement une recherche sur l'improvisation en danse « La partition intérieure ». Dans la collaboration avec Franck Beaubois, sa démarche a également croisé la question de l’interactivité danse/vidéo en temps réel, notamment pour les créations autour du délai temporel et de projets in situ tels que « Panoramique », actuellement en cours.
"Hip-hop et répertoire" avec Ben Fury
Il s’agit d’abord de transmettre des matériaux issus du break dance et proposer des contraintes de composition (issues de la danse contemporaine) pour élaborer, construire des nouvelles phrases dansées et écrites en introduisant les éléments acrobatiques spécifiques au cirque, en vue de créer des duos ou trio… Le stage s’appuie aussi sur la transmission de phrases du répertoire de Sidi Larbi Cherkoui, afin d’expérimenter la liberté de l’interprète.
Parcours de Mohamed Benaji dit "Ben Fury"
Ben Fury s’initie à la "break dance" dans les galeries Ravenstein, à la gare centrale de Bruxelles, et devient membre du collectif de danse hip hop Mad Spirit en 1996. Il a fait partie des Dynamic Rockers, collectif de breakdance avec lequel il a remporté plusieurs compétitions en Europe, dont l'édition 2001 du Battle Benelux. Il commence à mêler le "break" et la danse contemporaine avec la compagnie Hush Hush Hush. Depuis 1998, il enchaîne les créations avec divers chorégraphes tels que Bud Blumenthal, Fatou Traoré, Johanne Saunier, Roberto Olivan ou le collectif Woosh’ing Mach’ine, dirigé par Mauro Paccagnella. Avec le collectif Mad Spirit, il collabore régulièrement avec des groupes de free-jazz comme Aka Moon, Greatings from Mercury ou Vegetal Beauty, privilégiant l'improvisation et l'interaction entre la danse et la musique. Comme chorégraphe-interpète, il a créé Leopoldo avec Harold Henning. Parallèlement, il a enseigné dans diverses structures européennes (ROSAS, Tortosa International Workshop, l'école de cirque de Turin FLIC, l'Académie de danse SEAD à Salzbourg, la Raffinerie à Bruxelles, le CNAC...). Il rejoint la compagnie de Sidi Larbi Cherkaoui en 2009 et joue dans Babel(words).
"Mouvement intensif et matériau énergétique" avec Roberto Olivan
Ce travail technique lie la rapidité d’exécution et la précision formelle et émotionnelle. L’efficacité du mouvement devient le but principal. Au même titre que pour être compris, pour exprimer une idée ou une émotion, il est important de parler correctement ; il est indispensable d’acquérir le sens de la précision dans l’exécution du mouvement pour en offrir une interprétation juste et claire.
De ce fait, Roberto Olivan travaille sur les connexions entre la personnalité des gens, leurs sentiments, leurs pensées et leur approche du mouvement.
Les cours s’appuient sur des éléments essentiels provenant de plusieurs styles et techniques de danse. Rapidité, précision, énergie, clarté, intelligence analytique et sensibilité sont les éléments spécifiques de ce travail... Le sens de la gravité a autant d'importance que la conscience de la respiration ou la visualisation de l'énergie produite par le mouvement.
Par la conscience du corps, Roberto Olivan tente de rassembler l'esprit et la structure physique du corps, puis de la relier aux énergies spatiales, aux autres et à soi-même, l’objectif étant que les mouvements correspondent à notre sincère et honnête intention.
Ce stage permettra de définir et de comprendre la fonctionnalité du corps, en utilisant l'image mentale des forces, des lignes et des structures autour et dans le corps, qui devient alors une projection du flux physique et émotionnel.
Parcours de Roberto Olivan
D‘origine espagnol, il a étudié la danse à l‘Institut de Théâtre de Barcelone et à P.A.R.TS en Belgique avant de danser pour la cie ROSAS plusieurs années. Il devient résident au théâtre Het Net à Bruges où il crée Natural Strange Days qui gagne un award. Depuis son travail chorégraphique se déploie dans divers domaines : il répond à des commandes d’autres cies, fait de la direction d‘acteurs, travaille avec des artistes de cirque... tout en continuant à développer son travail au sein de sa compagnie ENCLAVE où il crée Homeland et De Farra. Il a aussi travaillé avec Robert Wilson, Trisha Brown, Josse de Pauw et Tom Jansen. Il a créé des pièces pour le Korean National University of Arts à Seoul, l’Ensemble Walpurgis, Vertigo Dance Company en Israel, Iceland Dance Company, Centro Coreografico Galego, l’E.S.A.C. (Ecole Supérieure des Arts du Cirque) de Bruxelles. Il est aussi le directeur artistique de INTERNATIONAL Cune sessionONTEMPORARY DANCE WORKSHOP IN DELTEBRE (SPAIN) depuis 2004.
"Cours de Composition Danse" avec Johanne Saunier
Le cours de composition est inspiré étroitement par les principes de composition utilisés en musique, dans le but de donner aux danseurs /circassiens des outils de création et de manipulation de matériel chorégraphique, théâtrale ou vocal.
Le cours se déploie en 3 phases :- création et invention d’un « vocabulaire » de base ;- élaboration de techniques de variation sur le matériel ;- choix et organisation du matériel créé pour composer.Il y a d’abord un échauffement court pour préparer les danseurs / circassiens à travailler le matériel chorégraphique qu’ils vont créer et interpréter plus tard. Ensuite, l’apprentissage d’un matériel de base qui sera commun à tous. Ils seront invités à apporter des gestes ou mouvements qui leur sont familiers dans leur discipline, voire des séquences entières s’ils le désirent. Ils pourront ensuite transformer tout le matériel chorégraphique, théâtral ou vocal selon des règles de jeux de compositions.
Nous travaillerons sur des translations d’espace et la temporalité des mouvements. Mais aussi sur leur déconstruction pour avoir la liberté de les appréhender et les travailler autrement.
Enfin, le travail de composition se fera en solo ou par groupe suivant le choix des danseurs. Il pourra aussi se faire avec un accessoire comme partenaire.
Ce cours a pour but de proposer des outils pour stimuler, développer le matériel gestuel des danseurs/ circassiens et rebondir sur ce qui a été crée sous le coup de l’inspiration. Il cherche à instaurer un dialogue vivant entre l’interprète et son mouvement.
Parcours de Johanne Saunier
De 1986 à 1998, elle danse pour la cie ROSAS et enseigne à l’école de P.A.R.T.S. En 1998, elle crée Joji Inc. avec Jim Clayburgh, scénographe. En 2000, elle reçoit le prix Bagnolet de la chorégraphie pour son trio Final Scene. Depuis juillet 2004, le principal projet de Joji Inc est Erase-E(X). Une suite de collaborations en forme de poupée russe avec divers artistes invités d’univers très différents, du Wooster Group de New York, à Anne Teresa de Keersmaeker à Georges Aperghis pour une composition vocale ou une création vidéo par Kurt d’Haeseleer. En 2007, création de IM-agined, une triple collaboration entre la designer / textile Anke Loh, le vidéaste Kurt d’Haeseleer et Joji Inc. Elle est également interprète dans des opéras contemporains de Philippe Boesmans et Luc Bondy, Walter Hus et Guy Cassiers, Georges Aperghis et l’ensemble de musique Ictus. Elle a récemment chorégraphié pour des opéras : LOLITA (2008) dirigé par Jim Clayburgh, Carmen et La Traviata, mis en scène par Jean François Sivadier à l'opéra de Lille (2010) et au festival d'Aix en Provence (2011). Ses prochains projets sont Luna Park d'Aperghis/ Ircam, et, pour Joji inc, Musée en chantier à l'automne 2011.
"Rythme et percussions corporelles" avec Jean-Pierre Douterluigne
L’atelier se compose d’un échauffement avec des pas de danses, provenant de plusieurs modes d'expressions rythmiques tels que la danse africaine, les claquettes, le jazz, le flamenco, le funk, le hip hop, le gumboots, ... La percussion corporelle se pratique comme un instrument de musique. Elle développe ainsi la musicalité des corps, le sens du rythme et de la mesure et la spontanéité du mouvement. Dans les ateliers, nous exploitons la diversité des sons en jouant avec les pieds, les mains, la voix et différentes parties du corps pour danser sur des rythmes jazz, africains ou funk.
Parcours de Jean-Pierre Douterluigne
Danseur hip hop depuis 1982, il crée la Cie Funk Attitude en 1990 et monte ses premières pièces chorégraphiques présentées en région Nord-Pas-de-Calais. En 1996, il découvre les claquettes américaines avec Leela Petronio. Il met en scène des spectacles de danse hip hop, claquettes et percussions corporelles présentés lors de nombreux festivals de danse (Rencontres Urbaines de la Villette à Paris, Les Hivernales d’Avignon, le Bateau Feu à Dunkerque, le Vivat à Armentières, la Fabrique Théâtrale de Culture Commune...) jusqu’en 2002. Il fonde ensuite la Cie Akrorythmik et produit le spectacle Impasse de l’Or, en 2008 avec Farid Berki et DJ Kep, une comédie musicale intitulée Dream Street avec Barbara Wastiaux en 2010 et Jazz Revue, création prévue en 2012.