Edouard Doumbia

Edouard Doumbia

+33 (0)6 71 02 82 86
Burkina-Faso - Acrobaties au sol - Batterie

Edouard porte en lui un mélange culturel africain qui le suit, même sur scène. Un père sorcier malien lui fait connaître, malgré son absence, la danse ensorcelée. Une mère burkinabée lui fait découvrir les masques de l’ethnie bobo madare, créés à partir d’animaux. Ces derniers ont apporté un caractère sacré à la danse.
Né à Bobo-Dioulasso, il n’a jamais connu les bancs de l’école. Il parle pourtant trois langues (le bobo, le dioula et le français), sait lire et compter. C’est à 8 ans qu’il accompagne son frère dans le commerce.
Il a à peine 10 ans lorsque le sable burkinabé découvre ses acrobaties. A 21 ans, il intègre un club de gymnastique où il s’entraîne au jonglage et réalise des portés avec ses amis burkinabés.
Edouard et ses compères acrobates n'ont vu des spectacles de cirque qu’à la télévision. Ce qui n’a pas empêché leur club de devenir l’école préparatoire du Centre national des arts du cirque (Cnac) du Burkina-Faso.
Sa ville natale étant jumelée avec Châlons-en-Champagne, l’ambition de venir en France est venue "naturellement". Le Cnac a sélectionné deux jeunes du club pour suivre la formation châlonnaise. Edouard connaît ainsi ses premiers cours de musique. Pourtant, le N’goni et le chant ont bercé son enfance.
Pendant sa formation au Cnac, Edouard est repéré pour participer à un spectacle traitant de la mémoire de l'immigration et de sa transmission par les immigrés "seniors" aux jeunes qui ne connaissent pas ou peu leur histoire. C'est pour lui l'occasion d'unir sa culture africaine à d’autres cultures d’immigrés lors d’un spectacle à l’Opéra et au Flambeau de Reims, ainsi qu’à Epernay. Mis en scène par Pascal Vey, il s'intitule Histoire de deux mains pour demain, où se mêlent danse, acrobatie et musique africaine.

Share